Le syllogisme disjonctif est une règle de raisonnement déductif qui permet de conclure à la vérité de q à partir de la prémisse majeure
p ou q et de la prémisse mineure non-p. Les bébés humains préverbaux disposent-ils d’un langage de la pensée grâce auquel ils effectuent le syllogisme disjonctif ? Ou bien la capacité d’exécuter le syllogisme disjonctif dépend-il de l’apprentissage du sens des mots de la langue maternelle ayant une signification logique ? Le but de mon exposé est de réconcilier les résultats expérimentaux discordants engendrés par la recherche récente en psychologie du développement.